vendredi 1 juin 2012

La Maison des feuilles

La Maison des feuilles, Mark Z. Danielewski, Denoël




Pour cet autre livre de chevet on change totalement d’univers. Quelle grande claque en découvrant ce livre. Pour moi c’est une livre culte, pas forcément très connu mais impressionnant. Et pour cause. Je ne sais par quel bout commencer. Vous allez comprendre. En effet, pour le lire, vous allez devoir le tourner dans tous les sens. Les jeux typographiques sont légions, de la page blanche à quelques lignes sur une page voire quelques mots disséminés sur la double page, des partitions de musique, des notes de bas de page s’enroulant autour de la page ou perforant carrément le livre. Bon, simple livre-objet, gadget inventé par les maisons d’édition en mal d’idée me direz-vous. Que nenni ! Le pire c’est que cette originalité sert le propos du livre. 





L’intrigue n’est pas simple, elle est à tiroirs. Ce livre est un jeu de  mises en abîme. C’est l’histoire d’une maison qui est plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur. Étrange non ? Enfin plus exactement, c’est l’histoire d’un mec qui découvre le manuscrit d’un certain Zampano décrivant le documentaire réalisé sur la famille Navidson qui vient d’acheter la fameuse « maison » et qui décide d’explorer celle-ci face à ce phénomène étrange. Ça se complique, non ?
Ne vous laissez pas apeurer de prime abord. La forme comme je le disais est au service de l’intrigue. Ce qui nous vaut quelques moments de bravoure extraordinaire. Des moments de pure angoisse notamment lors des expéditions de la famille dans ce labyrinthe très étrange où des pièces apparaissent et où d’autres disparaissent. Lorsque la pièce se resserre sur un des personnages les phrases se resserrent sur la page comme pour mieux nous faire percevoir l’angoisse claustrophobique que ressent celui-ci.





C’est un livre passionnant. Une expérience. On y entre comme on entre dans un bâtiment, non plutôt un labyrinthe. On déambule dans les différentes pièces de l’édifice. On s’y perd, on s’enfonce par un chemin qui se révèle être un cul-de-sac, du coup on revient sur ses pas. Jamais je n’ai lu de livre dont la forme sert autant le propos. Un grand moment de lecture. Vous avez de la chance, pour certain, de ne pas encore l’avoir lu.

LUI

2 commentaires:

  1. Merci pour cette découverte, je suis très intriguée...

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    1. Bonjour Claire,

      Ravi que ma critique t'ait intéressée. Par contre il n'est pas évident à trouver en librairie. Il faudra plutôt que tu essayes l'occaz pour te le procurer.
      A bientôt.

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